Bluma est née le 9 novembre 1901 en Lituanie.

C’est à la terrasse d’un café qu’elle a découvert cet effet psychologique désormais célèbre.

Vos yeux sont rivés sur ces mots, que vous me lisiez de votre téléphone ou de votre ordinateur.

À l’époque, aucun écran numérique n’accompagnait Bluma Z., psychologue à qui l’on doit cet effet éminemment réputé.

À la fin de cet article, vous maîtriserez une technique qui vous rendra plus impactant, captivant, fascinant

Bluma Z comme Zeigarnik

Assise à la terrasse d’un café, Bluma Zeigarnik remarque que les serveurs sont capables de se souvenir d’un très grand nombre de commandes.

Ces mêmes serveurs ont en revanche beaucoup de mal à se souvenir des commandes déjà passées. Clic ! Leur cerveau a mis à la corbeille ces informations obsolètes.

Il faut savoir que ce phénomène se produit au quotidien. Lorsque nous regardons une série passionnante, par exemple.

Nous accompagnons les acteurs dans leurs aventures, la fin de l’épisode approche et… Écran noir : “Ne ratez surtout pas le prochain épisode…”

Un sentiment de frustration mélangé à de l’excitation nous envahit, vivement la suite !

L’attention du serveur est suspendue jusqu’à ce que la commande soit délivrée.

Notre attention, en regardant une série, l’est également jusqu’à ce que notre curiosité soit assouvie. 

C’est aussi vrai lorsque nous lisons un bon bouquin…

Tant que nous ne connaissons pas “le fin mot de l’histoire”, notre vigilance est en suspens, en arrière plan…

Mesdames, messieurs, l’effet Zeigarnik !

L’effet Zeigarnik s’appuie sur ce principe :

Nous ne pouvons oublier les données d’un problème tant que celui-ci n’est pas résolu.

Lorsque la tâche est accomplie nous passons alors à autre chose (comme les serveurs de Bluma), notre intérêt n’est plus canalisé dans cet événement.

C’est la fin de la série, la fin du livre…

L’effet Zeigarnik a néanmoins un côté pervers, le côté sombre de ce principe peut s’appréhender dans les relations amoureuses.

En effet, une histoire d’amour qui se termine brusquement nous laisse en souffrance, un phénomène de répétition s’instaure : nous cherchons, dans les relations futures, à assouvir cette “soif d’inachevée”.

Captivez, fascinez grâce à l’effet Zeigarnik, oui, mais comment ?

Illustrons cette stratégie en action…

Le protocole du magicien !

Pourquoi sommes-nous tant captivés par les magiciens ?

Premièrement, le magicien est un virtuose de la mise en scène, il capte l’attention de son auditoire, en le dirigeant là où il le souhaite.

Deuxièmement, le magicien nous place dans un contexte émotionnel, il cherche à nous faire rire ou à nous faire peur. Il joue sur les palettes émotionnelles pour nous tenir en haleine.

Troisièmement, le magicien suspend notre curiosité. En effet, il se garde de nous expliquer comment fonctionne son tour. Cela maintient donc notre intérêt au plus haut point.

On peut s’inspirer du magicien en utilisant ces 3 piliers :

1) (Se) Mettre en scène 

2) Créer un contexte émotionnel 

3) Suspendre la curiosité (l’effet Zeigarnik)

Captiver… En séduction

Chaque communication a un but. Un jeu d’acteur – que nous le voulions ou non – se met en place lorsque nous communiquons.

En effet, nous n’agissons pas de la même manière avec notre meilleur(e) ami(e), qu’avec un supérieur hiérarchique, c’est un fait.

L’effet Zeigarnik aura une utilité particulièrement accrue dans un contexte de séduction.

Analysons ces 3 phrases :

A) “J’aime beaucoup ton sourire.”

B) “Il y a quelque chose que je trouve très attirant chez toi… C’est ton sourire.”

C) “Tu fais une chose qui te rend très attirant(e)… Si je te dis ce que c’est, tu ne le feras plus.”

Rappelons que captiver signifie “retenir l’attention”.

Au delà du fait qu’il s’agisse de phrases bateaux, laquelle a le plus retenu… Votre attention ?

– La manière dont la phrase est dite (comment on la met en scène) est importante.

– Nous faisons également référence à quelque chose d’attirant (c’est un contexte émotionnel).

–  L’une d’entre elle n’élude pas les données d’un problème (effet Zeigarnik).

Il s’agit bien sûr de la C.

Nous ne pouvons oublier les données d’un problème tant que celui-ci n’est pas résolu.

Vous voulez qu’il/elle se souvienne de vous ? Créez l’attente !

J’ai également utilisé l’effet Zeigarnik dans les premières lignes, ci-dessus : “À la fin de cet article, vous maîtriserez une technique qui vous rendra plus impactant, captivant, fascinant…” (j’aimerais tellement connaître le pourcentage de lecteurs qui ont été immédiatement à la fin de l’article !)

Mon objectif, avec cet article est de faire naître votre créativité, alors jouons à un jeu…

Créons des phrases susceptibles de captiver l’attention d’autrui. En voici 4 :

– Tu sais… Il y a des choses que tu ne sais pas forcément sur moi…

– Je voulais te parler de quelque chose, mais je dois y aller. Bientôt peut-être.

– J’ai appris quelque chose sur toi aujourd’hui, c’est très intéressant.

– Tu vois, c’est ça qui me fait rire chez toi.

Merci pour votre attention… Je vous attends en commentaires.

Mentalistiquement, hypnotiquement…

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