Influence Hypnotique

BORDEL ! Une formation en cold reading 100% GRATOS !

Mentalisme

Mesdames et Messieurs, Ladies and gentlemen, je suis ravi de vous retrouver pour une formation intense en Cold Reading !

Je vais vous dévoiler 7 leçons qui vont vous permettre de maîtriser cette technique de mentalisme redoutable. Je ne vais pas passer par 4 chemins, en maîtrisant le cold reading :

  • Vous allez être capable de cerner vos interlocuteurs en moins de 1 minute,

  • Vous développerez votre empathie et votre sens de la déduction,

  • Vous maîtriserez la technique la plus utilisée par les médiums, mentalistes-illusionnistes,

  • Vous améliorerez la qualité de vos relations (séduction, travail, amitié, famille).

Mais le Cold Reading, qu’est-ce que c’est ?

Le Cold Reading, ou « lecture à froid » est la méthode utilisée par les médiums, les astrologues, tarologues et mentalistes. Depuis une dizaine d’année, elle se répand dans certaines professions, comme dans la vente, la négociation, chez les interrogateurs, profilers et psychologues, et dans tous les métiers du social, qui invitent à comprendre et cerner l’autre rapidement.

Pas de magie, pas de carte dans la manche : le Cold Reading, c’est de l’observation, de la déduction combinés à de la psychologie, comme « l’effet Barnum », une faille humaine relativement réputée en psychologie cognitive.

Durant ce cours, je vous invite à observer le monde différemment, à changer la perception que vous avez d’une situation, d’un échange, d’une relation, et c’est de cette manière que vous élargirez vos compétences et développerez votre intelligence émotionnelle.

Comprendre l’autre donne également un grand pouvoir, alors restez celui ou celle que vous êtes. Mais devenez juste meilleur(e). Je vous souhaite une excellente formation !

« Le diable est dans les détails. »
Nietzsche

Cold Reading – Leçon N°1 : dans la peau de Sherlock

« Elementary », « Psych », « The Mentalist » ou tout simplement la trilogie « Sherlock Holmes » au cinéma : rien ne semble inspirer plus que ce personnage de fiction créé par Sir Arthur Conan Doyle.

Ce détective tendu, froid et asexué de la fin du XIXème siècle s’est peu à peu transformé en personnage tendance, drôle, voire même, sexy !

Finalement, peu importe qui est Sherlock pour vous… l’idée aujourd’hui est de VOUS façonner un personnage Holmesien ! Oubliez la pipe et la loupe si cela ne vous correspond pas. En réalité, je veux que vous vous imprégnez de la manière dont Sherlock Holmes pense, dont Sherlock Holmes agit.

À vous de jouer ! Je vous observe...
À vous de jouer ! Je vous observe…

Et pour cela, vous allez devoir vous dépêtrer de quelques failles psychologiques au maximum. Dans cette première leçon, nous allons découvrir la méthode globale qu’utilise Sherlock dans ses analyses. Il s’agit d’une vue d’ensemble, nous la détaillerons petit à petit.

Une histoire de « biais » et de « cognition »

Les biais cognitifs sont des erreurs de jugement, des raccourcis pris par le cerveau pour analyser une situation, laissant de côté toute rationalité.

Nous nous intéresserons surtout à l’un d’entre eux : l’effet de halo. Ce biais cognitif vous pousse à amplifier en bien ou en mal tous les traits de comportement d’un individu en fonction de votre première impression.

Cette première impression est néfaste à l’analyse si vous portez un jugement négatif sur quelqu’un au premier coup d’œil, et faussera donc votre Cold Reading à coup sûr ! Sherlock Holmes a cette capacité à ne pas se laisser envahir par ses émotions et de rester dans une logique de déduction. Alors, voici le tout premier exercice.

EXERCICE N°1 : Se poser les bonnes questions

Consignes : Ne pas être influencé par « l’effet de halo »

Pour ne pas être influencé par l’effet de halo, il faut que vous puissiez analyser un individu sans avoir de préjugés. En fait, dans cet exercice, le but va être de ne se focaliser que sur les aspects positifs que peut dégager un interlocuteur puis de déduire, à partir de ces aspects, ce que cela peut bien dissimuler.

  • Repérez chez un interlocuteur ce qui est mis en avant (look, trait de personnalité, attitude…)
  • Que cherche-t-il à prouver en mettant cela en avant ? (Que cherche-t-il à revendiquer ?)
  • Qu’est-ce que cela cache ?

Tout comportement trahit le souhait de dissimuler/s’éloigner de quelque chose d’autre.

  • Une personnalité excentrique dissimule / s’éloigne de la timidité (elle ne veut absolument pas qu’on pense d’elle qu’elle est timide).
  • Une personnalité classique cache / s’éloigne de l’extravagance (elle ne veut surtout pas être catalogué comme extravagante).

Amusez-vous à observer vos proches et à déterminer leur trait de caractère principal et ce que cela peut bien cacher. On en apprend souvent plus en cherchant “à quoi ne veut PAS être associé cette personne ?”, plutôt que l’inverse.

La déduction de Sherlock

Je me suis donc aperçu – lorsque je travaillais dans le commerce – que de ne pas porter de préjugés améliorait de façon flagrante la qualité de mes rapports. Voilà pourquoi l’exercice précédent est très important. Partez toujours d’un élément qui vous permettra de déduire des aspects personnels et positifs de la vie d’autrui, ne vous fiez-pas aux détails rabaissant.

Il y a quelques temps, lorsque j’étais vendeur dans un magasin de vêtements, je suis tombé sur un couple au rayon Jeans pour hommes. Je les ai observé à 5 mètres environ.

Il est bizarre, non ?
Il est bizarre, non ?

SCAN en surface de l’homme :

Homme de 80 ans, cheveux blancs, béret gris à fines rayures noires, environ 1.75 mètres, 75-80 kilos, pantalon beige, ceinture marron, chemise et gilet vert, mocassins gris en bon état, canne main droite, haut du dos légèrement voûté, déplacements lents, voix grave et forte, accent prononcé. Visage légèrement tombant, boursouflures sous les yeux, regard évasif.

SCAN en surface de la femme :

Femme de 75-78 ans, cheveux frisés blancs, lunettes noires posées sur le nez, probablement 1.65 mètres, 55-60 kilos, chemisier à fleur et gilet noir, pantalon gris, souliers en cuir noirs avec lacets, légèrement usées. Sac à main noir de petite taille au poignet gauche. Déplacements amples et énergiques, elle tient un jean pour homme, taille M, voix aiguë, claire, bonne articulation. Joues saillantes, yeux clairs.

Il serait aisé de porter des préjugés sur la vie de ce couple, du style :

« Cette dame est courageuse… son mari n’a plus toute sa tête et elle doit tout faire pour lui. C’est triste… D’ailleurs, on sent son agacement puisqu’elle hurle quasiment lorsqu’elle s’adresse à lui. »

Mais allons plus loin.

L’homme parle fort, en creusant un peu, que peut-on en déduire ? Une volonté de se faire entendre ? En observant de plus près, je me suis aperçu que ce monsieur porte un appareil auditif. 

Madame semble en bonne santé, cependant, un détail accroche mon attention, ses ongles sont rongés. En discutant un peu avec elle par la suite, elle m’a fait savoir qu’elle est très anxieuse car son petit fils sort d’une opération. Le pantalon taille M est d’ailleurs pour lui, évidemment, son mari taille XL.

Premièrement, comme le fait Sherlock, je cherche l’élément. En lisant les aventures de Sherlock Holmes, j’ai trouvé intéressant de noter qu’il base la quasi totalité de ses déductions sur l’observation des mains et des pieds.

Deuxièmement, tel Sherlock, je trouve l’élément. CLIC ! Monsieur a des chaussures sans lacets, quasiment neuve. Madame a des souliers noirs usés.

Troisièmement, tel Sherlock, je connecte l’élément à des données.

Les chaussures de monsieur :

Quasiment neuves = Il marche peu et sa démarche nous invite à penser qu’il a des difficultés pour se déplacer.
Pas de lacets = Cela facilite la mise au pied de la chaussure. Monsieur a le dos légèrement voûté, il est sans doutes compliqué pour lui de lacer ses chaussures s’il ne peut pas se baisser. Élémentaire, mon cher Watson !

Les chaussures de madame :

Usées = Les chaussures sont plutôt anciennes. Elles sont robustes. Madame attache de l’importance à la rigidité plutôt qu’au confort, ce qui traduit un désir de solidité dans le temps.
Des lacets = Les chaussures sont solidement attachées, avec un double nœud. Cette dame ne se déchausse pas souvent et est souvent dans l’action, elle est toujours prête à se lever et agir.

Bien entendu, il ne s’agit que de déduction. On dresse peu à peu le portrait de ce couple âgé. En y ajoutant la visualisation créatrice, l’effet Barnum et l’intuition, nous allons être capable d’affiner notre cold-reading, peut être même jusqu’à obtenir une sorte de « vision de médium » ! Nous y reviendrons.

Pour le moment, passons à un petit exercice très utile ! Pour cela, il va falloir que vous trouviez une cible. Sortez donc de chez vous si vous le pouvez. A vous de jouer.

EXERCICE N°2 : Apprendre à observer intelligemment

Mettez vos plus belles lunettes !
Mettez vos plus belles lunettes !

Consignes : Pour cet exercice, vous allez devoir vous chronométrer. Vous avez 3 minutes.

À la terrasse d’un café… au bureau… à l’école… à la boulangerie… au supermarché… en discothèque… Le premier exercice va consister à observer un individu. Lorsque vous aurez trouvé votre cible, vous pourrez démarrer le chrono.

TOP CHRONO !

  • Récoltez le maximum de détails physiques. Des pieds à la tête, de la ceinture à la coloration des cheveux, du grain de beauté sur la joue à une oreille plus grande que l’autre…
  • 2 MINUTES ! De la boucle d’oreille au trou dans le manteau, de l’ongle jauni par la cigarette à la moustache finement taillée…
  • 1 MINUTE ! Du sourcil non épilé au maquillage travaillé, du collier en argent à la bosse sur le front…STOOP !

Cette première phrase d’observation demande déjà de l’entraînement. Vous serez d’autant plus efficace en cold-reading lorsque vous saurez observer rapidement les détails les plus intéressants. Une fois votre observation terminée, passez à la suite de l’exercice :

  • Éloignez vous de votre cible, perdez le contact visuel.
  • Énumérez le plus rapidement possible les éléments que vous avez dénoté.
  • De combien d’éléments vous rappelez-vous ?

Il est nécessaire d’apprendre à mémoriser les informations les plus importantes lors de vos analyses. Utilisez maintenant votre intuition.

  • Parmi les éléments dont vous vous rappelez, quels sont ceux qui ont le plus d’importance, selon vous ? Quels sont ceux qui vous ont le plus marqué ?
  • Sélectionnez 3 « items » (éléments) qui vous semblent particulièrement importants pour votre analyse cold-reading.

Dernière partie de l’exercice : faites appel à votre esprit rationnel. Vous avez 1 minute.

  • Qu’est-ce que l’on peut en déduire de la personnalité de l’interlocuteur ? Quels sont ses goûts ?

Résumé de l’exercice “façon Sherlock”

Cet exercice vous permettra de jeter un regard différent sur autrui, plus analytique et donc, forcément plus attentif. Pour résumer : Sherlock = rationalité + déduction + intuition.

Lorsque vous rencontrez une personne, vous devrez vous couper de toutes vos pensées parasites et vous poser ces 3 questions :

  1. Qu’est-ce que j’observe ?
  2. Qu’est-ce que j’en déduis ?
  3. Que me dicte mon intuition ?

Dans ces exercices, nous avons donc tout d’abord cherché à nous poser les bonnes questions. A nous éloigner de nos préjugés et à nous orienter sur ce que l’interlocuteur nous offre.

Puis nous avons pris le temps d’observer les éléments globaux, puis, peu à peu, nous avons extrait les éléments intéressants (3 éléments). Nous avons fait appel à notre intuition pour sélectionner les items judicieux.

Enfin, nous avons connecté ces éléments à des données. Nous en avons déduit des choses.

Allons plus loin dans le détail de l’analyse

Il ne s’agit que d’une première étape. Dans la deuxième leçon, nous allons travailler notre capacité à observer minutieusement.

Cold Reading – Leçon N°2 : L’observation

Dans cette leçon, nous allons travailler encore un peu plus notre capacité d’observation afin de récolter le maximum d’informations sur autrui de façon intelligente et en toute simplicité.

Une affaire de calibration

C’est ce que l’on appelle la calibration. Il s’agit de l’observation minutieuse d’une personne, de son comportement, de sa manière d’interagir avec l’espace. L’observation est l’arme la plus redoutable en cold-reading. Vous pouvez récolter une quantité impressionnante de données chez votre interlocuteur en observant :

  • son visage (cheveux, dents, maquillage, yeux) ;
  • ses vêtements (couleur, forme, accessoires, qualité du vêtement) ;
  • ses chaussures (type, couleur, marque) ;
  • son comportement (manière de s’exprimer, gestes/attitude, poignée de main, expressions du visage).

Le langage corporel indique si votre cible est timide ou extravertie (il est toutefois primordial de prendre en compte l’environnement ainsi que le contexte).

Analyse du non-verbal... OK.
Analyse du non-verbal… OK.

La part d’intuition est, bien entendu à prendre en considération dans une lecture. Un cold-reading efficace tien compte d’une règle, comme je l’ai dit lors de la leçon N°1 : ne pas se laisser envahir par les préjugés. Lorsqu’on est pas certain de ce que l’on avance, on creuse un peu plus, voire, pourquoi pas, on pose tranquillement la question (nous verrons qu’il existe une stratégie pour cela).

La calibration va même plus loin que cela, on peut également prendre en compte :

  • La manière dont la personne communique avec les autres (douceur, agressivité, langage) ;
  • La manière dont la personne communique avec soi-même (niveau d’estime et d’ego) ;
  • La manière dont la personne peut-être influencée (autorité, sympathie)

Apprendre à calibrer : la méthode des drapeaux

Pour se faciliter la mémorisation, un ami (Gwen) utilise un cheminement simple qu’il appelle la méthode des drapeaux. Chaque personne possède 3 drapeaux, que l’on doit apprendre à deviner grâce au cold-reading. Ces 3 drapeaux sont caractérisés par :

  • La tête (ses cheveux, ses yeux, ses dents)
  • Les atours (ses vêtements, ses accessoires, ses chaussures)
  • Les manières (ses poignées de mains, sa parole, ses gestes et ses attitudes)

Ce faisant, lorsqu’il discute suffisamment longtemps avec quelqu’un, il se pose simplement cette question : à quoi ressemble les 3 drapeaux de cette personne ?

Il découpe alors chaque critère en trois sous-détails et forme ainsi de nouveaux drapeaux. Pour la tête, il pense à :

  • Ses cheveux (Couleur, taille, soin)
  • Ses yeux (Couleur, taille de la rétine, cerne ou maquillage)
  • Ses dents (Couleur, état)

Pour ses atours il observe :

  • Ses vêtements (Couleur, état, les motifs ou les textes)
  • Ses accessoires (Bijoux, alliance, montres, sac, taille, couleur)
  • Ses chaussures (Couleur, style, état)

Pour ses manières, il calibre :

  • Sa poignée de main (Présente ou absente, style de la poignée de main)
  • Sa parole (Le ton, le vocabulaire usuel)
  • Ses gestes et ses attitudes (Accompagner ses discours, tics, mouvement qui l’ont interpellé)

En utilisant cette méthode, on élargit au maximum notre champ d’action. On peut alors récolter les indices qui permettront de dresser un profil psychologique rapide.

EXERCICE N°1 : La mémorisation

Reprenez l’exercice d’observation de la leçon précédente sur une cible précise, en observant les informations conseillées dans cette leçon (les fameux 3 drapeaux).

Consigne : Vous ferez preuve de logique et d’esprit de déduction

Après avoir effectué une analyse en drapeau, déterminez quels traits de caractères semblent ressortir chez votre cible :

  • Votre interlocuteur est-il introverti ou extraverti ?
  • Votre interlocuteur est-il dominant ou dominé ?
  • Votre interlocuteur est-il optimiste ou pessimiste ?
  • Votre interlocuteur est-il drôle ou tend t-il à être sérieux ?
  • Votre interlocuteur est-il sportif ? intellectuel ?
  • Votre interlocuteur est-il sensible ? charmeur ?

Il est vraiment intéressant de se rendre compte quel rôle peut jouer l’intuition dans ce travail d’analyse. On peut rapidement se faire une idée sur quelqu’un, encore faut-il se poser les bonnes questions.

Pour terminer cette seconde leçon, je vous propose ce que je nomme « l’entonnoir Cold Reading ». Voyez-le comme un entonnoir magique, qui a la capacité de filtrer les déchets et de ne soutirer que le minerai.

Posez-vous les questions précédentes et éliminez ce qui ne correspond pas à la personnalité de votre interlocuteur.

J'ai dis entonnoir magique... pas alcoolique !
J’ai dis entonnoir magique… pas “alcoolique” !

 

Un exemple de ce qui peut ressortir de votre analyse :

Une personnalité cultivée qui apprécie sans doutes lire et s’instruire. Quelqu’un d’optimiste qui garde le sourire et sait ce qu’elle vaut, voilà pourquoi elle est ambitieuse et connaît ses qualités. Elle apprécie l’authenticité, elle est donc franche avec ses interlocuteurs.

Est-ce que cet exercice vous a paru compliqué ?

Evidemment, il n’est pas toujours aisé de se faire une idée de la personnalité d’un individu rien qu’en l’observant ! Mais j’aimerais vraiment que vous essayiez. Lors de la troisième leçon, nous allons justement approfondir notre profiling psychologique.

N’hésitez pas à me dire ce qui vous pose problème en commentaire, ou ce que vous avez du mal à faire lors de vos analyses.

Cold Reading – Leçon N°3 : Techniques de profiling

Lors des deux premières leçons, nous nous sommes surtout intéressés à l’observation, à la déduction et l’intuition. Dès à présent, nous allons commencer à poser des questions de façon à orienter notre cold-reading.

L’analyse passive est intéressante, mais intéragir avec votre cible est la meilleure manière d’en savoir plus sur elle. Apprenons à mener un interrogatoire discret ! Dans le jargon mentaliste, on parle de shotgunning : on pose des questions bien ciblées qui permettent d’en savoir plus.

Peu à peu, nous dressons un portrait de plus en plus précis de l’autre. Nous ne cessons de le sculpter jusqu’à nous rapprocher de ce qu’il est au maximum.

La question maquillée

Hein ? Question maquillée ? Pff... il me fatigue cet humain...
Hein ? Question maquillée ? Pff… il me fatigue cet humain…

Avez-vous déjà eu l’occasion d’écouter les « prédictions » d’un médium ? L’une de leur astuce est toute simple : dissimuler leurs questions dans leur analyse. En observant la réaction émotionnelle, ils savent s’ils sont dans le vrai ou non.

Votre entonnoir de cold-reading vous a permis d’affiner un peu vos recherches. Désormais, vous devez poser la question à votre interlocuteur afin qu’il valide (ou non) votre intuition.

Cependant, nous n’allons pas poser la question directement. L’idée est de donner l’impression que nous savons lire dans les pensées. Voilà où intervient la question maquillée !

Au lieu de demander : “est-ce que tu es quelqu’un d’introverti/extraverti ? Dominant ? Timide ?”.

Nous formulerons plutôt d’une manière détournée et rhétorique :

  • J’ai la sensation que tu es quelqu’un d’introverti/extraverti.
  • J’ai l’impression que tu es quelqu’un de dominant/dominé.
  • Je ressens une certaine timidité/excentricité.
  • Tu sembles être proche de ta famille.
  • Je trouve que tu es original/drôle.

EXERCICE N°1 : Maîtriser la question maquillée

Consigne : Le point d’interrogation est BANNI.

Transformez ces phrases en question maquillée :

  • Est-ce que tu es sensible ?
  • As-tu tendance à apprécier la solitude ?
  • Es-tu quelqu’un de fêtard ?
  • Fais-tu confiance facilement ?
  • As-tu souffert dans ta jeunesse ?

En posant ce genre de questions, vous recherchez la validation de votre cible.

Voici quelques signaux corporels à calibrer :

  • Hochement de tête
  • Yeux écarquillés
  • Rapprochement physique
  • Oreille qui se tend
  • Haussement de sourcils
  • Bouche qui s’entrouvre

« Effet rebond », sauve ma prédiction !

Et si la cible n’est pas d’accord avec votre « prédiction » ? Imaginons…

«  Ah non, je pense être quelqu’un d’optimiste, bien au contraire ! Pourquoi est-ce que tu penses que je suis quelqu’un de pessimiste ? »

Aïe ! Que peut-on répondre à cela ? Eh bien, invoquons l’effet rebond !

L’effet rebond a été décrit initialement par Daniel Wegner et systématisé dans un article majeur en 1994 (« Ironic process theory »). Dans une de ses expériences principales, il démontre que lorsqu’on demande aux sujets de supprimer volontairement un stéréotype ou une pensée (« thought suppression »), ce stéréotype ou cette pensée revient en force plus tard, lorsqu’on cesse de le supprimer.

En d’autres termes : en cherchant à supprimer une pensée, celle-ci se manifestera à nouveau, même si l’on cherche à la supprimer. Reprenons :

«  Ah non, je pense être quelqu’un d’optimiste, bien au contraire ! Pourquoi est-ce que tu penses que je suis quelqu’un de pessimiste ? »

Votre réponse, teintée d’humour pour ne pas paraître trop hautain(e) :

« C’est très intéressant ce que tu me dis… Une étude en psychologie sociale a justement démontré qu’une personne qui cherche à s’éloigner d’une pensée voire même, d’une valeur, fini par faire ressortir cette pensée qu’il dissimule. On appelle cela l’effet rebond. Est-ce que cherches à t’éloigner du pessimisme ? »

BOUM ! Comme nous l’avons vu dans la première leçon : tout comportement trahit également le souhait de dissimuler ou de s’éloigner de quelque chose d’autre. Attention à ne pas trop froisser votre interlocuteur quand même. L’effet rebond peut sauver la mise une fois, mais n’en abusez-pas.

Pour éviter de vous tromper en sortant une affirmation très précise à votre interlocuteur (“tu es plutôt dominant toi, non ?”), il existe une méthode que l’on appelle « la ruse de l’arc en ciel ».

La « ruse de l’arc en ciel »

Nous le reverrons également dans la leçon consacrée à l’effet Barnum. La ruse de l’arc en ciel est une stratégie très intéressante à utiliser. Il s’agit ni plus ni moins que d’apprendre à dire tout et son contraire :

  • Vous êtes quelqu’un de sensible même si vous pouvez vous montrer dur quand il le faut.
  • Tu es quelqu’un de sociable mais tu as également besoin de te retrouver seul(e) par moment.
  • Vous êtes très honnête avec les gens, mais vous savez qu’il n’est pas toujours bon de dire toute la vérité.
  • Tu es quelqu’un de positif et joyeux mais il t’arrive de montrer une part plus sombre de toi-même, plus agressive, voire, colérique.

 

EXERCICE N°2 : « Rainbow ruse »

La ruse de l'arc-en-ciel... hmmm... j'adore...
La ruse de l’arc-en-ciel… hmmm… j’adore…

Consigne : Maîtrisez l’art du « tout et son contraire ». Utilisez les mots tels que « même si » , « même », « parfois » « mais »…

  • Tu es quelqu’un de bavard……. (ajoutez votre ruse de l’arc en ciel)
  • Tu aimes être entouré(e)……. (+ ruse de l’arc en ciel)
  • Tu es un séducteur…….. (+ ruse de l’arc en ciel)

À noter également qu’utiliser des termes tels que « parfois », « de temps en temps », « il arrive que » permet d’atténuer le trait et de faire passer l’analyse tout en douceur. Proposez-moi vos réponses en commentaires de la leçon !

Grâce à la ruse Arc-en-Ciel, vous pourrez partir à la pèche à l’information sans prendre trop de risque. Votre cible va rebondir sur votre phrase en disant par exemple : “ah oui c’est vrai, je suis plutôt bavarde !“. Et hop, vous avez votre réponse.

Passons à une autre technique de cold-reading : la visualisation créatrice. Vous allez voir, c’est assez étonnant. Si vous avez des questions sur cette leçon, n’hésitez pas à utiliser les commentaires, comme d’habitude.

Cold Reading – Leçon N°4 : La visualisation créatrice

La visualisation créatrice que l’on retrouve en anglais, sous le terme « creative visualization » ou encore « guided imagery », consiste à définir un objectif clair que l’on souhaite atteindre, puis à créer des images mentales représentant la réalisation du but avec un maximum de détails.

Je me suis beaucoup inspiré de cette technique pour améliorer mon cold-reading. Le but n’étant plus de me visualiser dans une situation, non, mais d’imaginer comment pourrait agir mon interlocuteur dans une situation que je juge intéressante pour mon reading.

Il s’agit ni plus ni moins que d’utiliser l’imagination au service de notre empathie !

 

Viens faire un câlin à Mr Empathie !
Viens faire un câlin à Mr Empathie !

Cold Reading Visualisation

Amusons-nous un peu ! J’aimerais que vous preniez un peu de temps pour réaliser les exercices qui vont suivre.

EXERCICE N°1 : Trouver une cible !

Consigne : vous sélectionnerez une personne que vous ne connaissez pas (ou uniquement « de vue ») vous utiliserez, si possible, Facebook.

L’idée est de pouvoir travailler avec le minimum d’informations. Pour commencer, vous ne regarderez que la photo principale de la personne.

Etape 1 : Créer un contexte

Maintenant que vous avez sélectionné une personne, que vous avez sa photo en face de vous, imaginons quelles situations seraient riches en informations… J’en ai sélectionné certains :

  • En famille
  • En couple
  • Lors d’un conflit
  • Pendant ses loisirs
  • Chez lui/elle
  • Avec des amis
  • Au travail

Dans ces contextes nous nous poserons des questions très simples :

  • Quel(s) comportement(s) adopte-t-il/elle dans ces situations ?
  • Quels profils de personnes l’entoure ?
  • Au quotidien, qu’est-ce qui l’intéresse/la repousse ?

Ces trois questions permettent de râtisser suffisamment large pour créer une base de données. Dès à présent, laissons agir notre inconscient…

Etape 2 : Faire appel à l’imagination

Tout ce que l’homme a créé, il le doit grâce à son imagination. Si il ne l’avait pas tout d’abord créé visuellement, dans son esprit, la brouette n’aurait jamais existée. La montre non plus. Sans parler des mathématiques, de l’électricité, du vaccin contre la rage…

En combinant des idées, les plus grands inventeurs ont amélioré les choses, ils ont même sauvés nos vies. En psychologie, des personnages comme Freud, Erickson, Maslow ont également fait parler leur imagination pour comprendre comment l’autre fonctionne. C’est à votre tour, voici le second exercice.

EXERCICE N°2 : La dissociation

Consigne : Installez-vous confortablement face à la photo de votre cible

Vous allez vous mettre dans la peau de la personne que vous avez sélectionnée. J’aimerais que vous preniez le temps, peut être même fermer les yeux lors de votre visualisation pour vivre l’expérience de la manière la plus intense possible.

  • Visualisez la personne comme-ci vous la filmiez de loin. Sélectionnez une situation… Imaginez-vous avec cette caméra… peu à peu, vous vous rapprochez d’elle. Que fait-elle ? Est-elle seule ? En famille ? Quel comportement adopte-t-elle ?
  • Quels traits de caractères semblent jaillir d’elle ? Quelles qualités ? Quels défauts ?
  • Prenez le temps de créer le contexte. Le lieu est important également. Comment vit-elle ? Est-elle du genre « bordélique » ou au contraire, bien ordonnée ? A-t-elle une grande famille ? De nombreux amis ? Quels sont ses passes temps favoris ?

Laissez-vous surprendre, vous êtes le caméraman, vous réalisez cette enquête et, peu à peu, vous cherchez à vous approcher… à en savoir davantage.

Je me sens tellement... dissociée......
Je me sens tellement… dissociée……

 

EXERCICE N°3 : Dans la peau de…

A présent, laissez la caméra de côté, imaginez que vous visualisez la personne de vos propres yeux et peu à peu, vous commencez à vivre ses expériences. Comme-ci vous êtiez elle, finalement, votre esprit peut aller où il veut, il peut ressentir les émotions également.

A présent, quittons cette scène, imaginons que nous allions dans l’enfance de notre cible.

  • Quelle enfance a-t-elle eu ?
  • Etait-elle entourée ? A t-elle vécue des expériences traumatisantes ?
  • Imaginez ses vacances, imaginez son enfance dans un contexte plus large.
  • Etait-elle douée à l’école ? Ses parents étaient-ils riches ? A-t-elle été adoptée ?
  • Avait-elle un ami imaginaire ? Etait-elle rêveuse ? Etait-elle calme ou excentrique ?

Cet exercice de visualisation est très intéressant car nous avons construits toutes nos peurs, toutes nos valeurs et nos envies autour de notre enfance. Réussir à visualiser une ou plusieurs situations vous aidera à déterminer qui est votre cible.

Est-ce que cet exercice vous semble compliqué ?

Pour certain(e)s, notamment les esprits pragmatiques, il est assez compliqué de créer ce genre de scène mentale. Et pourtant, lorsque nous rêvons, nous ne cessons de créer des mini-scenes de situations loufoques, cauchemardesques ou paradisiaques juste par la force de l’imagination… et de l’association d’idée !

Si vous analysez le profil Facebook de cette personne, vous serez sans doutes étonné de vous apercevoir que vous visiez juste, que ses goûts se rapprochent de ce que vous imaginiez. Tout cela n’est en rien dû au hasard.

Finalement, sommes-nous tous si différents ? Bien sûr, nous n’avons pas les mêmes passions, certains ont vécus des traumatismes qui ont changé tout ou partie leur vision du monde, des gens et d’eux-même.

Mais nous sommes capables, si nous écoutons notre intuition, de déterminer QUI est notre interlocuteur, de près ou de loin, de dessiner le portrait de cette personnalité que nous avons déjà peut-être croisé, un peu, chez notre voisin, notre frère ou notre boulanger.

Voilà pourquoi, parfois, nous avons cette sensation étrange de connaître quelqu’un depuis toujours… A présent, déduisons !

Etape 3 de l’analyse par visualisation créatrice : la déduction

Bien entendu, cette liste est non-exhaustive. Lors de votre visualisation, vous avez perçu des éléments que je ne peux pas forcément citer ci-dessous.

Alors, qui est cette personne ? Pour chaque trait de personnalité, je vous propose également d’effectuer une sorte d’analyse approfondie. En effet, qu’est-ce que ces traits de caractères DISENT sur elle ? En me fiant à mon intuition, mon ressenti et en observant, j’en déduis le(s) trait(s) de sa personnalité :

  • La simplicité
  • L’élégance
  • L’énergie
  • L’originalité
  • L’intelligence
  • La spontanéité
  • La timidité
  • L’autorité

En me fiant à son/ses trait/s de personnalité, j’en déduis que :

  • Sa simplicité traduit une recherche profonde d’authenticité chez elle et les autres sans vulgarité.
  • Son élégance traduit son envie d’être à l’aise dans son corps, de se sentir aimée et perçue d’un œil positif.
  • Son énergie traduit son désir de voir les choses bouger, d’aller de l’avant et de conserver une bonne santé.
  • Son originalité traduit son souhait d’être appréciée pour ce qu’elle est, d’être unique et animée de ses propres convictions, elle ne souhaite pas suivre le « troupeau ».
  • Son intelligence traduit son désir de comprendre, d’obtenir des réponses afin de ne pas rester dans le flou mais aussi d’aider son prochain si elle le peut.
  • Sa spontanéité traduit son souhait d’être perçue à sa juste valeur. L’honnêteté est une valeur ayant beaucoup d’importance à ses yeux.
  • Sa timidité traduit un manque de confiance, la peur du regard et jugement d’autrui. Sa timidité s’estompe lorsqu’elle se sent acceptée.
  • Son autorité traduit son désir de rigueur qui est une valeur importante à ses yeux pour réussir dans la vie et en société.

En me fiant à mon intuition, mon ressenti et en observant, j’en déduis ses passions :

  • C’est une personne sportive
  • Elle est tournée vers la nature et/ou les animaux
  • Elle apprécie la littérature
  • Elle aime danser, écouter de la musique, aller en soirée
  • Elle aime le partage, la cuisine, les dîners en famille
  • Elle apprécie les sensations extrêmes

En me fiant à mon intuition, mon ressenti et en observant, j’en déduis que dans sa vie sentimentale :

  • Elle est en couple/célibataire
  • Elle est dominante/dominée
  • Ses relations sont stables/tourmentée
  • Ses relations étaient durables/brèves

Toutes ces données s’accumulent et votre cold-reading est de plus en plus puissant. Durant ces 4 premières leçons, vous avez ajouté de nombreux outils à votre arsenal de profiler, de mentaliste cold-reader.

Lors de la leçon suivante, j’aimerais que nous reprenions point par point ce que nous avons appris jusqu’à présent.

Et pour que cela soit parfaitement assimilé, nous utiliserons la force des symboles. Lorsque vous utiliserez le cold-reading, 3 symboles doivent vous accompagner. Ils vous rappelleront comment utiliser le cold-reading au quotidien, de façon ludique et efficace. Voyons tout cela !

Cold Reading – Leçon N°5 : Trois Outils indispensables

Nous pouvons parfois nous surprendre, à la terrasse d’un café, au bord de la piscine ou au bureau à analyser une personne.

Je souhaite réellement que ce cours de cold-reading vous pousse à aller plus loin et à investir des recherches en non-verbal, en profiling, en psychologie sociale et en communication.

Cold Reading et Intelligence Sociale

Finalement, cette pratique est une véritable porte ouverte vers l’autre. L’intelligence sociale est bien trop sous-estimée dans notre culture, c’est pourtant grâce à elle que nous créons le lien avec l’autre, que nous négocions, que nous séduisons et bâtissons des amitiés inébranlables.

Les réseaux sociaux devraient nous pousser à nous rapprocher les uns des autres et pourtant nous perdons le lien avec autrui, nous communiquons de façon impersonnelle et distante.

Le cold reading permet justement de se recentrer sur l’autre, de prendre le temps de l’observer, de l’écouter pour communiquer plus efficacement.

Une femme qui sait observer... avec élégance.
Une femme qui sait observer… avec élégance.

Cette formation ne vous invite pas nécessairement à jouer au simple médium, mais bien à cerner de façon profonde la manière dont fonctionne l’interlocuteur. Même si, nous le verrons à la toute fin de celle-ci que vous pouvez aussi vous amuser à créer une séance de cold reading très amusante.

A présent, revenons sur ce que nous avons appris jusqu’à présent.

Les grands outils du mentaliste

Si nous devions schématiser, nous pourrions dire que 2 outils nous ont été utiles pour maîtriser le cold reading :

  • La loupe : observation, analyse.
  • L’entonnoir : intuition, déduction.
  • La peinture imaginaire : la visualisation créatrice.

La loupe

C’est l’objet favori de notre ami Sherlock. La loupe nous permet d’observer de plus près les détails.

  • Avec la loupe, nous avons tout d’abord observé notre interlocuteur. Nous avons appris la calibration.
  • Avec la loupe, nous avons appris la méthode des drapeaux, pous analyser, point par point les éléments intéressant par sorte de « grappes » (Tête, atours, manières).
  • Avec la loupe, nous avons aussi éloigné les éléments inintéressants, nous nous sommes posé des questions orientant notre vision de l’interlocuteur.

L’entonnoir

L’entonnoir affine, l’entonnoir filtre.

  • Avec l’aide de l’entonnoir, nous avons effectué un travail de déduction.
  • Avec l’entonnoir, nous nous sommes posé pleins de questions.
  • Puis toujours avec l’entonnoir, nous nous avons répondu à ces questions en utilisant le « questionnement maquillé ».

La peinture imaginaire

Pour parfaire notre cold-reading, nous avons également utilisé notre imaginaire. Tel Sherlock, nous avons recréé des scènes dans notre esprit, mettant en action notre interlocuteur afin de comprendre sa façon de fonctionner.

  • Nous avons fait appel à notre imagination en « filmant mentalement » notre cible afin de déterminer comment elle agit dans diverses situations.
  • Nous nous sommes ensuite mis dans sa peau afin de vivre au plus près ces expériences.
  • Puis nous avons déduit quels sont ses traits de caractères principaux.

À présent, vous possédez un lot important d’informations. Mais… que pouvez-vous en faire ? Juste après, je vous propose une petite grille d’analyse rapide et efficace pour différents contextes.

Contexte 1 : Le cold reading en séduction

Bien entendu, le cold reading peut vous permettre de créer une connexion émotionnelle certaine avec votre interlocuteur/interlocutrice.

Le cold reading est parfois surprenant !
Le cold reading est parfois surprenant !

LA LOUPE :

  • Observation minutieuse de son langage non-verbal : est-il ouvert ? Souriant ? En retrait ?
  • Observation minutieuse de ses vêtements : est-il dans une position de séduction ? S’est-t-il apprêté ? Est-il marié ? Fiancé ?

L’ENTONNOIR :

  • Utilisation du profiling de surface : posez-vous des question en lien avec sa vie sentimentale.
  • Utilisation du questionnement maquillé pour affiner votre profiling de surface.
  • Utilisation de la « ruse de l’arc en ciel ».

LA PEINTURE IMAGINAIRE :

  • Imaginez cette personne en situation de couple, de séduction. Que cherche-t-elle ? La stabilité ? Une relation sans prise de tête ?
  • Imaginez cette personne dans le passé. Que voyez-vous d’elle ? Quel comportement adoptait-elle ?
  • Imaginez cette personne dans le futur. Que souhaite-t-elle ? Avec quel genre de personne ?

Contexte 2 : Le cold reading au travail

Au travail, le cold reading peut vous aider à améliorer la qualité de vos échanges, mais également mieux négocier.

LA LOUPE :

  • Observation du langage non-verbal : se met-il en avant ? Quel est son poste (donc, est-il au dessus hiérarchiquement ?)
  • Observation de sa gestuelle : est-ce une personnalité qui en impose ou en retrait ? Est-ce quelqu’un qui s’ouvre facilement aux autres ?
  • Observation de son comportement en groupe : Comment agit-il avec ses collègues ? Quel langage ?

L’ENTONNOIR :

  • Utilisation du profiling de surface : posez-vous des questions en lien avec sa manière de fonctionner.
  • Seriez-vous en meilleure position de négocier/échanger avec lui si vous étiez en position dominant ou dominé ? Quels sujets de conversations semblent l’intéresser ?
  • Quelle est sa personnalité ? Est-une personnalité intellectuelle ? Sportive ? Spontanée ? Tournée famille ? Festive ?

LA PEINTURE IMAGINAIRE :

Rien de mieux que d’imaginer notre interlocuteur agir dans une situation de vie personnelle. Que ce soit avec ses amis ou sa famille. Mais comment se comporte t-il ? Imaginez cette personne rentrer le soir après le travail. Que fait-elle ? Avec quels genre de personne ? Est-ce une famille nombreuse ? Dans une grande maison ou un petit appart ? Est-il ordonné ou « bordélique » ?

Le cold reading, médium or not médium ?

Nous pouvons utiliser le cold reading pour mieux communiquer, mais, bien entendu, nous pouvons également l’utiliser de façon à bluffer votre interlocuteur par une sorte de séance de médium. Le questionnement maquillé permet justement de pouvoir créer un début de séance…

Alors, alors... Médium or not médium ?
Alors, alors… Médium or not médium ?

En réalité, la question est la suivante :

  • Souhaitez-vous garder les informations récoltées pour vous OU souhaitez-vous fasciner votre interlocuteur en lui divulguant ce que vous avez observé/déduit ?

Dans un contexte de séduction, par exemple, il peut être intéressant de vous faire part de ce que vous avez récolté :

« J’ai la sensation que tu es quelqu’un de très sensible, que tu as beaucoup souffert, mais que tu cherches à te reconstruire, même si, au fond tu crois que l’amour n’existe plus… Tu es une personne très ouverte, très attachée aux valeurs familiales, réservée même si, par moment, tu fais preuve de folie… »

Résultat garanti ! Allons un peu plus loin dans cet effet “medium” avec la prochaine leçon. Si vous avez des questions, les commentaires sont toujours ouverts.

Cold Reading – Leçon N°6 : l’effet Barnum

L’un des effets les plus célèbres lorsque l’on souhaite utiliser le cold reading de façon spectaculaire se nomme l’effet Barnum. L’effet Barnum a été mis sur papier par Bertram Forer, psychologue américain du XXème siècle, qui a réalisé une expérience très intéressante.

Il donna un questionnaire à plusieurs étudiants, le but était d’évaluer leur personnalité. La petite astuce vient du fait qu’il n’existait qu’un seul compte rendu. Malgré cela, tous les élèves avouèrent qu’ils se reconnaissaient dans ce profil unique. Le voici :

“Vous avez besoin d’être aimé et admiré, et pourtant vous êtes critique avec vous-même. Vous avez certes des points faibles dans votre personnalité, mais vous savez généralement les compenser. Vous avez un potentiel considérable que vous n’avez pas tourné à votre avantage. A l’extérieur vous êtes discipliné et vous savez vous contrôler, mais à l’intérieur vous tendez à être préoccupé et pas très sûr de vous-même. Parfois vous vous demandez sérieusement si vous avez pris la bonne décision ou fait ce qu’il fallait. Vous préférez une certaine dose de changement et de variété, et devenez insatisfait si on vous entoure de restrictions et de limitations. Vous vous flattez d’être un esprit indépendant et vous n’acceptez l’opinion d’autrui que dûment démontrée. Vous pensez qu’il est maladroit de se révéler trop facilement aux autres. Par moment vous êtes très extraverti, bavard et sociable, tandis qu’à d’autres moments vous êtes introverti, circonspect, et réservé. Certaines de vos aspirations tendent à être assez irréalistes”.

Le principe est imparable. La ruse de l’Arc-En-Ciel que nous avons utilisé précédemment se base sur l’effet Barnum.

Il s’agit bien souvent de phrases (que l’on nomme « lines ») courtes et percutantes. C’est ce qu’utilisent les tests de personnalité ou les horoscopes. Encore une fois, une manipulation mentale entre en jeu.

Et si l'on manipulait votre cerveau... comme il manipule ces cartes ?
Et si l’on manipulait votre cerveau… comme il manipule ces cartes ?

Lorsque nous lisons les résultats d’un test de personnalité, notre souci de cohérence nous amène à sélectionner les informations, ce qui nous donne l’illusion d’être justement dépeints par ces tests. Nous en revenons donc toujours à notre « ruse de l’arc en ciel », l’art de dire tout et son contraire. Le cerveau aura alors tendance à sélectionner l’information juste ET mettre de côté les informations inadéquatesMAGIE !

Voici quelques exemples de lines :

  • « Je sens que tu as besoin d’être aimé(e) et admiré(e), et pourtant tu es très critique avec toi-même. »
  • « Par moment tu es très extraverti(e), bavard(e) et sociable, tandis qu’à d’autres moments tu es introverti(e) et réservé(e). »
  • « Tu es souvent pensif(ve), tu te poses régulièrement des questions. »
  • « Tu veux paraître fort(e), mais au fond, tu es quelqu’un de sensible. »
  • « Tu as besoin d’être soutenu(e) dans ce que tu fais et d’une oreille attentive. »
  • «  Tu as connu une expérience qui t’as transformé, que tu t’en rendes compte ou pas, ton caractère a changé grâce à ça. »
  • « Tu veux rester fidèle à l’enfant que tu étais dans le passé. Que tu ais vécu des expériences douloureuses ou non, tu veux rester authentique, honnête avec toi-même. »
  • « Tu aimerais être plus forte que tu ne l’es, car il existe une vraie sensibilité chez toi. »

Le biais d’auto-complaisance

Garder une image positive de soi-même est primordial, l’estime de soi est d’ailleurs un passeport pour une vie satisfaisante (faites quelques recherches sur la Pyramide de Maslow).

« La notion de biais d’auto-complaisance désigne donc la tendance des gens à attribuer la causalité de leur réussite à leurs qualités propres (causes internes) et leurs échecs à des facteurs ne dépendant pas d’eux (causes externes), afin de maintenir positive leur image de soi. » (source Wikipédia)

Un joueur de foot ayant réalisé un excellent match attribuera cela à ses qualités propres ainsi qu’à celle de ses partenaires, si il perd, il tendra davantage à rejeter la faute sur ses adversaires (ou l’arbitrage!). C’est une tendance naturelle. Et nous utilisons donc cette faille lors d’un effet Barnum. En effet, cherchez systématiquement à mettre en valeur votre interlocuteur !

Il est relativement difficile de refuser une déclaration qui nous met dans la lumière. Bien entendu, la « rainbow ruse » permet d’adoucir le trait.

Créer un effet Barnum, oui, mais comment ?

Premièrement, dressez un profil rapide de votre interlocuteur

  • Déterminez son sexe/âge/catégorie socio-professionnelle
  • Déterminez sa situation personnelle (situation amoureuse/amicale/familiale)
  • Cette personne a-t-elle des enfants ?
  • Que recherche cette personne actuellement ?

L’âge, la catégorie socio-professionnelle, et la situation personnelle permet notamment de répondre aux deux dernières questions.

Deuxièmement, fiez-vous à votre propre base de donnée (les probabilités) :

  • Cette personne ressemble-t-elle à quelqu’un que vous connaissez ?
  • En quoi sont-ils semblables ?
  • En quoi sont-ils différents ?

Troisièmement, fiez-vous aux bases de données « universelles » (les probabilités) :

  • Tout le monde souhaite être perçu comme étant : amical, compétent, loyal, tolérant, authentique, travailleur, unique, digne de confiance.
  • Les hommes souhaitent être perçus comme étant : généreux, déterminé, ambitieux, dynamique, drôle, charmant, indépendant.
  • Les femmes souhaitent être perçues comme étant : empathique, respectueuse, honnête, authentique, fidèle, intelligente, sensible, attirante, gentille, attentionnée.

Quatrièmement, fiez-vous aux bases de données officielles (les statistiques) :

Le site de l’INSEE.fr propose des statistiques nationales ou locales sur différents thèmes :

Une autre faille psychologique : le biais de cadrage

Pour changer de réalité, sortez du cadre.
Pour changer de réalité, sortez du cadre.

Pour terminer sur l’effet Barnum, j’aimerais également vous parler d’un biais cognitif qui joue un rôle très important lorsque l’on utilise cette technique, j’ai nommé : le biais de cadrage. Avant tout, petite histoire :

« Deux salariés arrivent à leur travail le matin. Chacun trouve, sur son bureau, un mot du patron leur demandant de passer le voir dans la matinée.

Le premier entre dans une grande joie : il se dit qu’il va enfin avoir l’avancement qu’il sollicitait.

Le second de nature plus anxieuse, est profondément inquiet et s’imagine un scénario de licenciement… »

Ceci explique en quelques phrases comment fonctionne le biais de cadrage : les deux protagonistes RECADRENT la situation en fonction de leurs croyances, de leurs espoirs ou de leurs inquiétudes.

Voilà pourquoi, lorsque l’on utilise l’effet Barnum (et, même, le Cold Reading en général), notre interlocuteur RECADRE sans cesses l’analyse en fonction de sa propre histoire.

Dans ces cas-là, peu de risques de se tromper puisque ce dernier cherchera à trouver dans ses propres expériences tous les éléments qui concordent avec votre analyse. Cette faille est donc très exploitée dans l’Horoscope et dans les tests de personnalité, par exemple. Jugez plutôt.

« Vous avez connu une épreuve difficile par le passé, une épreuve qui a changé quelque chose en vous. Il vous arrive encore d’avoir des images, des sons et des sensations en lien avec cette épreuve même si vous faites tout pour les camoufler. Vous souhaitez avancer et devenir meilleur et garder une vision positive de la vie même si il vous arrive de baisser les bras. L’enfant que vous étiez est encore en vous, il ressort parfois et vous savez au fond de vous qu’il faut que vous gardiez cette part d’innocence… »

Qu’en pensez-vous ? Vous êtes-vous reconnu dans ce test ? Tout le monde peut s’y reconnaître puisque tout le monde va chercher à cadrer avec sa propre réalité.

Maintenant que nous avons bien décortiqué toutes les subtilités de l’effet barnum, terminons ce cours de cold-reading en mettant au point une petite séance médiumnique type “Irma la voyante” pour en mettre plein la vue à votre entourage.

Cold Reading – Leçon N°7 : La pratique

Certes, mon but est de vous apprendre le cold reading afin que vous puissiez l’utiliser au quotidien, pour des situations spécifiques. Mais il me semble tout de même sympathique de se quitter sur une note amusante !

En effet, nous avons vu qu’il existait deux axes pour utiliser cold reading :

  • Le cold reading psychologique : utiliser ces techniques pour cerner l’interlocuteur en peu de temps
  • Le cold reading scénique : utiliser ces techniques pour effectuer une démonstration spectaculaire du CR.

En utilisant tout ce que vous avez appris, vous êtes désormais apte à effectuer un profiling (même si, je le reconnais, il existe encore énormément de choses à apprendre sur le sujet).

Le Cold Reading, c'est de la bombe ! YEAH !
Le Cold Reading, c’est de la bombe ! YEAH !

 

Finissons en beauté et imaginons une séance de cold reading scénique. Je ne vais pas revenir sur la stratégie à employer pour récolter le maximum d’informations, beaucoup de choses ont déjà été expliquées précédemment. Je vous propose donc 2 types de séance de cold-reading rapides.

Séance de cold reading N°1

Étape 1 : Ratification de qualités

En utilisant l’effet Barnum ou vos dons d’observations, déterminez 3 qualités que vous avez perçues/observées/déduites. Exemple :

  • Vous dégagez une grande confiance en vous…
  • Vous donnez la sensation d’être quelqu’un de très observateur
  • Vous avez une façon de parler très apaisante, rassurante…

Étape 2 : Métaphore

Les métaphores ont un pouvoir extrêmement puissant. En effet, elles peuvent créer des émotions chez l’interlocuteur. Plus la métaphore sera parlante, plus il ressentira des sentiments forts.

Cette métaphore n’a pas à être explicite ou complète, elle est plutôt une description symbolique, évocatrice. Votre interlocuteur va créer des liens (biais de cadrage) logiques, il commence à avoir l’impression qu’on « lit en lui ».

  • Il y a une image qui me vient en vous disant ça, je vois une porte, entrouverte, et quelque chose qui la bloque…
  • Je vois un cours d’eau, c’est très calme, pourtant on sent qu’il y a des rapides pas loin ;..
  • Je vois une montre, un lien avec le temps… passé, futur… Quelque chose d’important pour vous.

Étape 3 : Le questionnement

Sous forme de question ouverte, on interroge le sujet sur quelque chose d’important, de fort. En observant l’attitude de votre interlocuteur lors de la métaphore, vous pouvez ou non décider de trouver ou non un lien avec elle. Si vous sentez que la métaphore lui a parlé : questionnez sur un sujet qui peut « se connecter » à cette métaphore.

  • Il y a quelque chose que vous recherchez en ce moment dans votre vie, non ?
  • Vous êtes dans une étape importante, vous cherchez à modifier certaines choses dans votre vie, n’est-ce pas ?
  • Je sens un grand besoin de reconnaissance, que vous n’arrivez pas à exprimer ce que vous ressentez, c’est ça ?

Étape 4 : Prédiction réalisante

Une suggestion positive et vague à la fois, à laquelle votre interlocuteur va s’accrocher.

  • J’ai une certitude : vous êtes à un tournant de votre vie actuellement…
  • Vous avez des qualités que vous avez mis de côté jusqu’à maintenant, mais elles vont ressortir dans cette prochaine étape de vie…

Voilà pour cette première séance de cold reading. J’ai pu tester tout cela une première fois lors d’une formation avec des élèves : résultat garanti !

Cela vous entraîne à travailler votre intuition mais également à jauger de l’impact des métaphores. Le biais de cadrage est aussi mis à rude épreuve, vous verrez à quel point celui-ci est efficace. Plus vous avancerez dans votre cold reading (plus vous serez sûr de vous, tout en étant flou) plus vous verrez que votre cible plongera dans votre analyse.

Séance de cold reading N°2

Lors de cette séance, nous allons partir d’une question puis travailler notre esprit de déduction.

Étape 1 : Questionner une réaction ou une façon d’être

On encourage notre interlocuteur à nous parler de lui.

  • Face à une difficulté, quelle est votre réaction ?
  • Avez-vous confiance en vous ?
  • Faites-vous confiance facilement ?

Étape 2 : Validation/valorisation

Quelle que soit la réponse, on la valide et on la met en valeur. Le but est ici de créer un sentiment d’acceptation, de compréhension.

  • Ça ne m’étonne pas, vous êtes quelqu’un de… (qualité)
  • Vous avez (qualité), c’est quelque chose que j’apprécie beaucoup…
  • En effet, j’ai ressenti ça, vous êtes (qualité)

Étape 3 : Discerner une autre qualité cachée

On montre ici que l’on a discerné quelque chose de particulier chez notre interlocuteur. Cela rend la relation importante et montre que l’on s’intéresse à l’autre.

  • Malgré ce que certains peuvent penser, vous êtes quelqu’un de (qualité)
  • Vous cachez cette facette en vous, par humilité ans doute, mais vous avez (qualité)

Vous pouvez bien entendu utiliser l’effet Barnum.

Étape 4 : Encouragement, validation de la relation

Ici, on cherche à créer une connexion émotionnelle encore plus puissante avec l’autre. En effet, nous l’avons compris/cerné, il est donc logique qu’il/elle se sente à l’aise avec vous.

  • Je commence à comprendre qui vous êtes… Nous pouvons nous sentir à l’aise l’un envers l’autre…
  • Vous pouvez prendre confiance en vous…
  • Sentez-vous libre de…

Cette séance de cold reading permet de créer un lien avec l’autre. Grâce à cette séance, vous améliorez également votre capacité de déduction et… de séduction ?

Allez les filles, on dit "Au Revoir" à nos Cold Reader !
Allez les filles, on dit “Au Revoir” à nos Cold Reader !

Mais WOW ! On se calme ! Ce n’est pas terminé ! Je vous réserve bien des surprises par mail ! Ou via la page Facebook, n’hésite pas à nous rejoindre !

L’influence va bien au delà du Cold Reading… hé oui… ceci n’était qu’une infime mise en bouche…

D’ailleurs, je vais très certainement compléter cette formation, si tu veux me faire part de tes envies sur le sujet, je compte sur toi pour me laisser un petit commentaire !

EDIT : SURPRISE ! Je viens d’ajouter des cours de Cold Reading, pour compléter cette formation !

BONUS 1 : le profiling des maîtres en cold reading

Coucou !

Comme promis, je complète cette formation en cold reading qui me PASSIONNE !

Les bonus qui vont suivre vont te permettre de booster ta précision de cold reader. En effet, je ne cesse de faire des recherches et à tester sur le terrain.

Voici donc ce que j’appelle “Le profiling des maîtres”. C’est une façon de parler, bien évidemment ! En réalité, il s’agit de pousser la stratégie de profiling à un niveau supérieur !

Maîtriser un art demande BEAUCOUP d’entraînement !

Par définition, le profiling désigne l’ensemble des techniques qui permettent de collecter et d’exploiter les tendances d’un groupe d’individus. Cela permet d’établir une base de données afin de déterminer des profils de comportement. L’exploitation de ces données socio-démographiques, attitudinales et/ou comportementales permet d’établir donc un “profil type”. Un effet Barnum affiné, si je puis dire !

Cet exercice est très exploité en criminologie mais également en marketing (pour cibler des clients potentiels en fonction de leur comportement de navigation).

Justement, il y a peu, j’ai eu une discussion avec une criminologue.

En effet, je pense qu’il serait judicieux de ne pas limiter le champs d’action du profiling à des domaines spécifiques (enquêtes policières, marketing…). Je pense qu’il peut être intéressant d’établir une base de données bien à nous, mentalistes.

  • En fonction de l’âge d’un individu, peut-on en déduire des aspirations/des besoins ?

C’est la question que je me suis posé. Et je vais tenter d’y apporter un début de réponses ci-dessous.

Intérêts et préoccupations par tranche d’âge

Entre 18 et 25ans

études et réussite scolaire, rentrée d’argent et recherche d’emploi, amour, amitié, apparence et paraitre.

Entre 25 et 40ans :

enfants, travail/études, achat de biens (immobiliers par exemple), problèmes d’argent, amour/mariage.

 

Entre 40 et 70ans :

amour, mariage/divorce, enfants, santé et bien être des parents.

+70ans :

maladie/santé (voire commence à être préoccupé par la question du décès), petits enfants.

Voici donc un début de réflexion…

Intérêts d’un étudiant

Nous pouvons aller plus loin en segmentant les intérêts par thème :

  • Études/travail
  • Amour
  • Argent
  • Famille
  • Amis
  • Santé

Études :

Impression de réussite ou au contraire démotivation, parcours trop difficile.Dans les deux cas : peur de l’échec scolaire. Incertitude sur l’avenir avec peur de ne pas trouver de travail après les études.

Amour :

Pour un couple de longue date : stabilité avec sentiment de sécurité mais peut être également éloignement dans le couple avec les études.

Pour un couple plus récent : incertitude sur la personne et sur la relation mais en général, bonheur.

Pour les célibataires : recherche de l’amour.

Argent :

En général difficultés financières, recherche de job étudiant éventuellement pour avoir une rentrée d’argent.

Encore dépendant financièrement des parents, volonté de s’émanciper.

Difficultés à gérer les dépenses pour assurer : logements + frais d’études + sorties entre amis.

Famille :

Pour les étudiants qui viennent de loin : éloignement de la famille, nostalgie, solitude.

Pour ceux qui vivent toujours chez leurs parents : volonté d’émancipation, de liberté, d’indépendance.

Dans tous les cas, volonté de reconnaissance des parents par rapport à la réussite scolaire, besoin de soutient et d’encouragements.

Et possibilité de conflit familial.

Amis :

Nouvelles rencontres tous les jours, création nouveaux liens, nouvelles affinités, désir de sortir plus souvent et de profiter de sa jeunesse.Possibilité de collocation entre amis.

Santé :

Peu de préoccupations en rapport à sa propre santé (en règle générale, un jeune étudiant est en bonne santé), plus de préoccupation par rapport à la santé de proches (comme par exemple les grands parents).

S’occupe plus de l’apparence et du paraitre que de la santé.

Intérêts d’un adulte

Travail :

 

Manque de reconnaissance dans le travail, travail peu gratifiant.

Envie éventuelle de changement.

Travail qui prend trop de temps sur la vie de famille ou de couple. Travail en grande ville fatiguant (temps passé dans les transports).

Manque de stabilité dans le travail, peur du licenciement.

Amour :

Pour un couple de longue date : envie d’engagement, de stabilité, mariage, emménagement.

Couple récent : incertitudes et envie de stabilité également.

Célibataire : à la recherche d’une relation stable.

Argent :

Difficultés financière pour subvenir au besoin d’une famille ou d’un couple.

Grosses sorties d’argent à prévoir pour achat immobilier.

Famille :

Avec enfants : inquiet pour l’avenir des enfants.Sans enfants : désir d’avoir des enfants

Santé :

Problèmes de santé qui peuvent éventuellement commencer.Inquiétudes pour la santé des parents/grands parents/famille

Ton questionnement va donc orienter ton cold reading.

Je préfère rappeler une chose : il s’agit de probabilités et statistiques.

Nous nous basons uniquement sur les préoccupations principales des individus en fonction de l’âge.

Nous pourrions affiner notre cold reading si nous nous intéressions au contexte environnemental de l’individu, à sa catégorie socio-professionnelle etc…

On se retrouve très vite pour un nouveau bonus.

J’attends ton retour et, pourquoi pas, tes propres éléments de profiling !

Philippe Peytroux

Passionné par la psychologie, l’influence et l’hypnose, je partage mes connaissances sur Influence-Hypnotique.fr. #Auteur du livre Mentalisme En Action #Blogueur et éternel #Optimiste

1 Comment

  1. Stéphane

    4 octobre 2017 - 21 h 50 min
    Reply

    Moi aussi, jsuis grave passionné f mentalisme et psychologie. Merci pour les quelques astuces…

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