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Comment Imposer Le Respect Sans Forcer – Gus Fring (Breaking Bad)

Par Philippe

Eh merde… ce soir, c’est repas de famille chez mamie Yvonne… et vous connaissez la chanson ! Vous avez pris 3-4 kilos et vous savez qu’elle vous dira : « Dis donc ! T’as des bonnes joues ! On mange bien à la cantine ! Il faut faire attention ! ». Là, vous avez juste envie de l’insulter, elle, sa quiche lorraine et le cousin Benoît avec son sourire en coin.

Et ce genre de scénario, c’est le même au boulot, on vous ridiculise ou pire encore, on vous ignore…

Mais alors, comment imposer le respect sans forcer ? C’est à dire, sans colère, sans crise d’hystérie, en restant calme et détendu…

Je peux vous dire qu’un homme peut vous apprendre à faire ça, un savant mélange d’intelligence sociale et émotionnelle… Gus Fring de la série Breaking Bad.

Comment imposer le respect sans forcer – La méthode Gus Fring

Définissons ce qu’est le respect, il existe en réalité, 2 définitions :

  1. un sentiment d’admiration profonde pour quelqu’un ou quelque chose suscité par ses capacités, ses qualités ou ses réalisations.
  2. le respect des sentiments, des souhaits ou des droits des autres.

Ce qui nous intéresse, c’est la première définition.

Comme nous allons le voir, Gus Fring sait imposer le respect, car il a, bien entendu, une réputation qui le précède. Mais tu vas voir qu’il existe d’autres subterfuges psychologiques pour suggérer le respect.

Comment imposer le respect – maîtriser le méta-cadre

 

Suggérer ? Tout à fait.

En fait, la stratégie de Gus Fring n’est jamais d’imposer son point de vue.

Il est le boss, et ça se voit.

Pour cela, il maîtrise ce que l’on appelle le méta-cadre.

Un méta-cadre détermine la signification cachée de l’interaction…

Je m’explique…

Tu roules comme un taré sur la route, t’es content, tu fais mumuse, lorsque tout à coup : des gyrophares bleus se mettent à tourner dans ton rétroviseur…

MERDE. LES FLICS !

Tu te mets sur le bas côté, tu t’enfonces dans ton siège…

Tu sais très bien ce qui va se passer…

Le policier s’approche, ton méta-cadre est ridicule, tu te fais tout petit.

Le méta-cadre du policier, lui, est vraiment costaud…

« – Vous savez pourquoi je vous arrête ? »

Tu bégayes, tu transpires…

« – Heu… oui, oui monsieur l’agent.

  – Papiers du véhicule et vos papiers monsieur. »

On s’est tous comment ça va se terminer.

Chaque phrase que prononcera le policier, c’est un cadre.

Comment imposer le respect
Walter White va tenter d’imposer le respect… en vain !

Si tu tentes de le contredire, cela signifie que tu cherches à le recadrer.

Exactement comme Walter White ici, qui balance son cadre puis un autre, puis un autre…

Pour tenter de recadrer la situation mais au final…

C’est le méta-cadre le plus fort qui remporte la partie.

Actuellement, il se peut que tu ne réussisses pas à imposer ton méta-cadre, et c’est pour ça que les gens en profitent.

Ils sont, en quelques sortes, le policier, et toi, tu es leur détenu.

Chaque fois que tu te fais rabaisser, ton méta-cadre est de moins en moins puissant…

On va changer ça avec la méthode Gus Fring, et donc, imposer le respect de manière tacite, c’est à dire sans forcer, gagner le respect tout en restant maître de tes émotions.

Premièrement, on va parler de la stratégie de la Poker Face.

Comment imposer le respect – la stratégie de la poker face

Si tu te laisses emporter par la colère ou que les remarques te blessent…

Et surtout, si ça se voit sur ton visage : tu dois absolument travailler sur cet élément.

Gus Fring - imposer le respect

J’appelle ça, la stratégie de la Poker Face.

Gus Fring ne se laisse jamais emporter par ses émotions.

(Bon, peut être une fois ou deux avec un cutter, mais bon oh… c’est pas grand chose !)

Il garde la même baseline, c’est à dire le même visage, la même attitude quoiqu’il arrive.

Il est cohérent.

Ce principe de cohérence est très important si tu veux te faire respecter.

La cohérence est perçue comme un trait social attractif car c’est synonyme de rationalité, stabilité et du fait d’être digne de confiance.

Dans un débat, celui qui s’emporte perd la partie.

Celui qui l’emporte est celui qui est resté zen, donc cohérent.

De plus, si tu t’énerves, ton adversaire pourra te dire :

« Bah alors ? Pourquoi tu t’emportes ? Tu es susceptible, c’est fou ! »

Comme Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal pendant le débat d’entre les deux tours en 2007.

Comment imposer le respect - Sarkozy Segolene Royal
Comment imposer le respect

C’est ce qu’on appelle la métalinguistique, le commentaire, non pas sur le fond mais sur la forme que tu emploies.

Arthur Schopenhauer l’explique très bien dans son livre « L’art d’avoir toujours raison » : fâchez l’adversaire.

Si un supérieur ou un proche réussit à te mettre en colère, il aura gagné sur plusieurs plans :

  • Il montrera à quel point tu n’es pas digne de confiance puisque tu t’emportes facilement.
  • Il pourra utiliser la métalinguistique pour t’enfoncer encore plus…

« Bah alors ? On est nerveux ? »

En bref, son métacadre sera plus puissant que le tien.

Alors, tu l’auras compris :

Se laisser emporter par la colère, pleurer ou insulter, c’est fini pour toi !

Imaginons que tu coupes une part de gâteau et que mamie Yvonne te dit : « Tu te couperas une toute petite part hein, il ne faudrait pas que tu prennes du cul ! »

Cette fois, tu ne t’emporteras pas… tout comme Gus Fring, tu garderas un visage stoïque, la stratégie de la poker Face… un visage… comme ça…

Bon, plutôt comme ça. (VISAGE SOURIANT)

« Hahaha… D’accord mamie ! »

Tu vas peu à peu remporter la partie sur mamie Yvonne..

Comment imposer le respect – Questionner plutôt qu’imposer

Allez, on poursuit avec la seconde stratégie.

 

 

Ce qu’il faut comprendre avec le méta-cadre, c’est qu’il peut aussi se retourner contre toi.

La stratégie qu’emploie Gus Fring est hyper intéressante. Il questionne plutôt qu’il n’impose.

En gros, il est le roi de l’hypnose conversationnelle : pour imposer le respect, il n‘impose jamais son point de vue.

Prenons 2 exemples…

Le premier, c’est Walter White.

Ce qu’il veut, c’est que Walter White travaille pour lui, mais celui-ci ne veut pas retomber dans ses travers, donc, au départ, il refuse.

Le génie de Gus Fring est de ne jamais utiliser d’arguments d’autorité, du style :

« Mais si ! Allez… je suis le meilleur, tu vas te faire un max de blé…

Tu vas regretter toute ta vie si tu ne bosses pas pour moi… »

A la place, il va plutôt chercher à creuser dans les valeurs, dans l’identité et les motivations de la personne.

N’oublie jamais ça…

  • Valeurs.
  • Identité.
  • Motivations…

Il cherche à trouver les failles dans ces éléments et va suggérer, flatter, remettre en questions les valeurs, l’identité et les motivations d’autrui…

Pour Walter White :

  • Les valeurs sont : la famille, le sens du devoir et du sacrifice …
  • Son identité : méthodique et égocentrique.
  • Ses motivations : l’argent et la reconnaissance.

Premièrement, Gus Fring va questionner les valeurs de Walt.

Il va également jouer sur son identité, en lui montrant où il pourrait travailler.

C’est à dire dans des conditions exceptionnelles, un cadre de travail digne de l’égo surdimensionnés de Walter.

Et Gus Fring va également jouer sur ses motivations en proposant 3 millions de dollars pour 3 mois.

Encore une fois, Il n’impose rien, il suggère tout en appuyant sur les failles, je le répète :

  • Valeur, identité, motivations…

Deuxième exemple avec cet employé.

Comme tu vas le voir, c’est encore plus subtil…

Tout est dans le non-verbal.

Il ne dit jamais que le travail est mal fait, il retrousse ses manches ce qui suggère des choses.

C’est acceptable…

AÏE ! Ca touche à l’identité de la personne, mais également à sa quête de reconnaissance qu’il semble vouloir obtenir de la part de Gus Fring.

En résumé… pour imposer le respect sans forcer, il faut :

  • Être maître de ses émotions : Ne pas montrer ses faiblesse à l’autre, surtout si celui-ci veut affronter votre méta-cadre.
  • Questionner plutôt qu’imposer : On cherche à comprendre les valeurs, l’identité et les motivations d’autrui, puis on appuie dessus.
  • Et enfin agir plutôt que parler : on est dans de la suggestion qui est verbale, mais aussi non-verbale et para-verbale en utilisant un ton de voix particulier qui suggère ce que l’on pense.

Pour ce troisième point, il suffit d’observer Gus Fring.

Il est en perpétuel mouvement, il n’est jamais en train de chercher l’approbation du monde extérieur, il prouve que ses gestes créent du changement et cela impose le respect en toute subtilité.

Si vous réussissez à faire en sorte que les preuves parlent à votre place, vous avez tout gagné.

En d’autres termes, pour imposer le respect, il faut avoir confiance en soi, c’est à dire être capable d’agir.

Si ce n’est pas le cas pour toi, sache que je t’apprends tout ça dans mon groupe privé Facebook.

Confiance en soi, et plus largement estime de soi, comprendre les gens et capter leur attention pour obtenir le succès dans ta vie sociale…

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